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Une des jeunes femmes qui vit au Centre de protection JRS, Safe Haven [Refuge Sûr]. (JRS)

Kakuma,19 avril 2018 – L’éducation reste encore hors d’atteinte pour beaucoup de filles dans le monde. A Kakuma et dans d’autres camps pour réfugiés, les filles doivent affronter des difficultés pour accéder à l’éducation. Elles sont les premières à être obligées de rester hors de l’école pour aider aux travaux familiaux tels que aller chercher l’eau et prendre soin des enfants. Aux cas où une jeune-fille est à la tête de la famille, elle recevra les bons alimentaires de la part du personnel du camp pour qu’elle puisse faire la queue pour obtenir la nourriture nécessaire à sa famille, ce qui la met dans l’impossibilité de suivre les  cours. La vulnérabilité des filles dans les camps pour réfugiés peut conduire à des problèmes plus sérieux qui sont particulièrement liés au genre, notamment le mariage précoce forcé, la violence domestique, de la violence sexuelle, et le viol. Le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) aborde ces questions à travers diverses interventions.

Le Refuge Sûr est, à Kakuma, un Centre de protection du JRS pour les femmes et les filles qui ont fait l’expérience de violence basée sur le genre. Le Centre habilite les femmes résidentes en leur fournissant une formation à des compétences et d’autres activités de construction du savoir-faire. Les femmes reçoivent des informations sur la protection de l’enfant et l’hygiène personnel, pour améliorer la qualité des soins parentaux donnés aux enfants, dont beaucoup ont encore des signes de traumatismes. Elles fréquentent aussi des cours de couture, d’œuvres avec les perles, et de restauration, ce qui leur donne les compétences dont elles ont besoin pour obtenir un revenu pour elles-mêmes. Parmi leurs œuvres, notons des sacs, des ornements et des bracelets.

Comme le protocole du Centre interdit leurs mouvements pour raisons de sécurité, le programme les aide à commercialiser leurs produits en profitant d’événements qui attirent les foules comme la célébration des Journées Internationales, les réunions de coordination entre organisations, et aussi l’arrivée de visiteurs dans le camp. Les produits sont aussi vendus à travers le Mikonos-shops du JRS à Nairobi. Actuellement, le JRS travaille à organiser des groupes enregistrés d’auto-aide pour les femmes. Cela leur permettrait d’économiser de l’argent pour initier un fond de démarrage pour quand elles quitteront le Centre de protection.

L’école Rayon de soleil est un programme éducatif pour la petite enfance pour des enfants à partir de six ans qui sont admis au Refuge Sûr avec leur mère. Les enfants reçoivent chaque semaine de la thérapie artistique et par le jeu, en plus des activités d’apprentissage normales. La thérapie les aide à améliorer leur bien-être social et renforce leur capacité à surmonter leur traumatisme et à développer sainement des rapports interpersonnels.  A l’âge de 14 ans, les filles sont engagées dans des écoles-pensionnats d’école primaire et secondaire dans le camp pour les aider à affronter plus facilement leur passage dans l’éducation générale quand elles quitteront le Centre.

Les filles ayant des besoins spéciaux, à Kakuma, constituent un groupe particulièrement vulnérable dans le contexte privé de ressources du camp. Quelques-unes de ces filles reçoivent du JRS des bourses d’études pour leur permettre de fréquenter des écoles spécialisées en dehors du camp, étant donné que c’est pour elles la seule manière d’accéder à une éducation. En outre, les écoles du camp sont trop pleines, et n’ont ni le personnel voulu ni l’équipement nécessaire pour gérer adéquatement l’éducation d’enfants et d’adolescents avec besoins spéciaux.

A travers des efforts visant à détruire ce qui fait obstacles aux études des filles, le JRS continue à assurer que les filles réfugiées reçoivent une éducation. Nous espérons que ces programmes les aideront à réaliser le potentiel inexploité des jeunes filles et des femmes de Kakuma, ce qui ne fait qu’attendre à devenir réalité.

« Les femmes et les filles sont la plus grande ressource non développée d’Afrique et ce sont elles , et non pas les diamants ni le pétrole ni les minéraux, qui seront la fondation d’un progrès solide, durable et équitable  » - Joaquin Chissano