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Farzana, qui est originaire d’Afghanistan, fréquente actuellement l’université à Goa, en Inde.

Goa, 30 avril 2018 – Quand j’étais petite, mes parents me répétaient souvent : « Une petite fille dépend de son père. Quand elle se marie, elle dépend de son mari ; et quand elle est âgée, elle dépend de son fils. Nous ne voulons pas que tu sois cette femme. Nous voulons que tu deviennes une jeune-fille indépendante ; et pour arriver à cela, il faut que tu aies une éducation et que tu sois assez forte pour savoir te débrouiller. »

A cette époque, je ne savais pas grand chose de ce que cela signifiait, mais en grandissant je me suis rendu compte de l’importance d’être indépendante et d’avoir fait des études. Pour réaliser mon rêve je désirais continuer mon éducation à l’étranger, où je pourrais échanger mes idées avec des personnes de différentes cultures et religions. Le mieux serait l’Inde, parce que c’est un pays où règne la diversité.

J’aimais beaucoup l’Inde et j’avais l’habitude de regarder des films indiens avec grand enthousiasme. J’espérais avoir un jour la possibilité d’étudier en Inde. Finalement, en 2016, le rêve est devenu réalité. J’étais une des étudiantes du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) de la province Bamyan sélectionnée pour faire des études universitaires de premier niveau en Inde. J’avais rêvé d’aller en Inde, mais jamais que j’allais arriver dans un bel Etat comme celui de Goa. Je serai toujours reconnaissante à l’égard du JRS pour avoir rendu mon rêve une réalité.

Quitter son propre pays peut être dur pour tout le monde, et cela a été vrai pour moi aussi. Quand j’ai quitté l’Afghanistan, j’étais inquiète, je me demandais comment j’allais m’adapter à la culture indienne, à la nourriture, au climat et au système éducatif. Je viens de la province Bamyan dans les montagnes centrales de l’Afghanistan, où il neige en hiver. Au cours de l’année, le temps est frais et agréable. Quand je suis arrivée à Goa, j’ai été frappée par sa beauté, tout était vert, étant donné que c’était déjà le début de la mousson, et le climat était agréable, contrairement à Delhi.

Le premier jour à l’université, j’étais très émue quand je suis entrée dans la classe. Dans la suite, j’ai fait connaissance de mes camarades de cours et de mes professeurs qui m’ont toujours aidée et se sont préoccupés pour moi, une expérience vraiment enrichissante. J’ai fait des progrès dans tous les domaines, pas seulement dans les matières universitaires, et j’ai eu la possibilité d’interagir avec des étudiants de diverses nationalités et ai beaucoup appris. Je suis très reconnaissante à l’égard du JRS, du directeur et des enseignants de l’université pour leur aide et leur accompagnement.

Je suis fière d’être une boursière du JRS.

- Farzana, étudiante au Rosary College


*La possibilité pour Farzana de continuer l’université au Rosary College à Goa en Inde, a été rendu possible par le JRS Asie du Sud à travers un programme de construction des compétences  dans lequel le personnel actuel et potentiel est encouragé à continuer son éducation à l’aide du généreux soutien d’universités jésuites en Inde.  Quand les étudiants terminent leurs études, ils/elles retournent en Afghanistan et utilisent leurs nouvelles connaissances et compétences pour servir leurs communautés.