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Noami Turner, coordinatrice de projet, parle pendant le repas avec un des invités du programme ‘A la maison’ au Centre JRS (Service Jésuite des Réfugiés).

Londres, 8 octobre 2018 – Frère Bernard Elliot SJ, qui a mis en fonction le JRS Royaume-Uni, a dit un jour  que quand une personne commence à se sentir chez elle «cette personne commence à gouter le fait d’être un être humain.» Si sont créés des environnements où les gens se sentent en sécurité, une personne peut se  détendre et commence à croitre et à apprécier ses relations.

Cette citation retentit particulièrement fort pour moi parce que, malheureusement, un grand nombre de personnes avec qui nous travaillons dans notre Centre à East London ne peuvent pas jouir de la vie comme ils le pourraient. Aux personnes que nous rencontrons a été coupé tout soutien gouvernemental, y compris la nourriture et le logement. Leurs journées sont souvent pleines de préoccupations concernant la prochaine audition en appel, la désillusion à propos du refus de leurs demandes d’asile, et, pour beaucoup, une constante inquiétude concernant le lieu où ils passeront la nuit. 

Notre rapport de janvier 2018 « Dehors dans le froid » a découvert qu’il y avait un large groupe de sans-abri sporadiques parmi les réfugiés avec lesquels nous travaillons . Selon ce rapport, 62% des participants avaient vécu dans la rue au cours de l’année précédente, 1 sur 5 pour plus d’un mois et, très préoccupant, 36 % ont dit qu’ils ne se sentaient pas physiquement en sécurité dans leur logement. Il est vraiment inacceptable que des personnes  soient forcées de se trouver dans une situation dans laquelle leur choix est limité entre les dangers de dormir dans la rue et les risques d’un logement peu sûr.

Pour affronter ces besoins,  le JRS Royaume-Uni a ouvert le programme « At home » (A la maison)  qui fait partie du plus large projet du JRS Europe « Communautés d’hospitalité. » « A la maison » fait se rencontrer des hôtes et des invités pour permettre de respirer à ceux qui ont été sans-logis, dans la rue, ou qui se trouvent actuellement dans une situation qui a éclaté et n’ont aucun lieu où aller. Des hôtes offrent généreusement leur temps et ouvrent leur maison à ceux qui sont dans le besoin. Toutefois, ce rapport a un effet dans les deux sens et nous avons vu des hôtes - ainsi que des invités  -  bénéficier largement de cette expérience. 

En juillet 2018, nous avons eu une réunion des hôtes en consacrant du temps pour méditer quelque peu  sur ce que  signifie vraiment l’accueil pour une personne. Il y a deux réflexions des hôtes que j’ai particulièrement appréciées. L’une est « Leur expérience de la vie est au delà de notre expérience » et l’autre « Cela nous maintient en liaison avec davantage que notre petit monde. » En général, le sentiment des hôtes était que pouvoir aider quelqu’un apportait un  retour de satisfaction.

Comme l’a dit frère Bernard, « quand quelqu’un  se sent chez soi, le bonheur apparaît, qui, à son tour, donne le pouvoir de persévérer même quand les nécessités matérielles sont au minimum. » J’espère que notre programme d’accueil aidera nos amis à avoir le courage de persévérer et la force d’aller de l’avant pour leur demande d’asile, et que des hôtes généreux continueront à rendre possible de donner un répit à ceux qui en ont besoin. 

Noami Turner, coordinatrice des Communautés d’hospitalité, JRS Royaume-Uni.