Déplacements dus aux changements climatiques
Répondre aux besoins provoqués par les catastrophes naturelles et le changement climatique

En règle générale, le JRS répond aux catastrophes naturelles quand ses projets ou ses équipes se trouvent déjà près de la région sinistrée et, comme dans le cas de l'Indonésie et de Haïti, quand une communauté ou un camp accompagnés par le JRS sont touchés par une catastrophe. LE JRS n'entreprend normalement pas une distribution d'aide à grande échelle, mais se consacre plutôt à accompagnement et servir les personnes et communautés déplacées qui ont des besoins complexes et urgents non satisfaits.

Dans les situations d'urgence, le JRS travaille en étroite collaboration avec les structures jésuites se trouvant déjà dans la zone affectée, répondant ainsi aux conséquences immédiates de la crise en fournissant des services qui font partie de ses compétences de base : éducation, assistance sanitaire, vivres et objets de première nécessité, soutien psychologique, réconciliation et plaidoyer. Nous essayons toujours de travailler en coordination avec des ONG expertes en catastrophes et avec les autorités locales. Les communautés les plus vulnérables et celles qui ont des besoins spécifiques, par exemple celles qui ont déjà souffert un déplacement à cause d'un conflit, reçoivent une attention particulière.

  • En pratique
En pratique

Au cours de la dernière décennie, les petits états insulaires en développement ont été très actifs dans le débat sur le changement climatique, exhortant avec force l'ONU de prendre des mesures avant qu'elles ne soient submergées.

Le gouvernement autonome de l'île Bougainville (Papouasie-Nouvelle-Guinée) oeuvre dans le sens d'une réinstallation permanente des communautés des atolls sur le territoire continental de Bougainville. Ces communautés ont un besoin de plus en plus urgent d'être relocalisées car les inondations d'eau de mer provoquent la salinisation de la terre, l'insécurité alimentaire, une vulnérabilité aux catastrophes naturelles et autres facteurs. La réinstallation se produira de manière volontaire au long des dix prochaines années.

Il est prévu que les 40 premières familles des îles Carteret se déplaceront au milieu de 2011. Même si le titre de propriété de ces terres appartient au gouvernement, celuici a négocié avec les propriétaires fonciers coutumiers afin d'obtenir leur accord et assurer ainsi l'appui de la communauté au programme. Ce mouvement est une des premières relocalisations planifiées d'une population parce que sa terre n'est plus considérée valide à cause de l'élévation du niveau de la mer et de la dégradation de l'environnement. Les autorités de Bougainville évaluent actuellement les besoins aussi bien de la population à réinstaller que de la communauté qui se trouve sur le site envisagé pour la réinstallation. Le JRS Australie et l'HCR en Papouasie-Nouvelle-Guinée apportent leur assistance technique pour cette évaluation des besoins.

Les déplacements provoqués par les catastrophes naturelles et les catastrophes dues à l'activité humaine sont un problème continuel en Indonésie. Le problème, c'est qu'on ne connaît pas bien la situation et les besoins des communautés de déplacés internes antérieures et actuelles. Le JRS essaie d'informer le gouvernement et les ONG sur les difficultés des déplacés internes et plaide pour un maintien de l'aide tant qu'une solution durable n'aura pas été trouvée, soit dans des sites de réinstallation soit dans leurs villages d'origine.

Le JRS plaide pour que la prévention et la réponse aux catastrophes naturelles se produise aux niveaux local, régional et national. Nous permettons également aux communautés sujettes aux catastrophes d'éviter le déplacement, à travers l'analyse des risques et la réduction de l'impact des catastrophes. Le JRS fait partie du Protection Cluster (groupe de protection) de l'ONU et du Groupe de travail technique pour la réduction des risques de catastrophe.