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Colombie : Le défi de la crise humanitaire vénézuélienne
10 juillet 2018

Des migrants vénézuéliens traversent le pont Simon Bolivar à Cucuta, Colombie. (George Castellanos/JRS)

Bogota, 10 juillet 2018 – Un nombre estimé à 50.000 personnes traversent quotidiennement la frontière entre le Venezuela et la Colombie. Depuis décembre 2017, selon les données de l’autorité centrale d’immigration de Colombie (Migracion Colombia) plus d’un demi-million de Vénézuéliens ont traversé la frontière de la Colombie. Ce nombre comprend environ 180.000 personnes qui ont émigré à travers des canaux légaux ou réguliers comme avec des permis spéciaux pour rester en Colombie, des cartes d’émigration frontalières, des visas de travail. Migracion Colombia estime que près de 400.000 migrants supplémentaires sont entrés en Colombie informellement, y compris environ 150.000 migrants qui sont présents avec un visa à durée périmée, et environ 226.000 qui sont entrés par des routes non autorisées. Toutefois, ces évaluations ne sont pas considérées comme précises parce qu’il n’y a que six entrées officielles en Colombie, mais il y a plus d’une centaine de points de passages informels le long des plus de 2000 kilomètres de frontière.

Sur les ponts frontaliers Simon Bolivar et Francisco de Paula Santander, qui sont des points de frontière officiels du Venezuela, on peut voir des centaines de personnes se rendant en Colombie, portant des bagages et accompagnés par leur famille. Du coté colombien de la frontière, on peut voir de longues queues devant les bureaux d’immigration dans lesquels est enregistrée l’entrée dans le pays. A partir de là, un grand nombre de personnes se rendent dans d’autres villes ou même d’autres pays de la région. En fait, près du Pont Simon Bolivar, des terminaux de transports internationaux ont été installés il y a quelques mois. De ces terminaux, il est possible de prendre des bus pour le Pérou, le Chili, l’Equateur, pour environ350 dollars des Etats-Unis.

Au cours de ces derniers mois, environ 500 personnes de la communauté indigène binationale Yupka vivent sous le pont Francisco de Paula Santander. Ils ont quitté leurs terres natales pour demander de l’attention médicale et de la nourriture au milieu de la bien connue crise vénézuélienne. Actuellement, l’équipe du JRS Colombie Norte de Santander apporte de l’aide humanitaire et médicale aux Yukpa, qui restent non-protégés parce que l’Etat colombien ne les reconnaît pas comme ayant la double nationalité.
Parmi d’autres maladies, ont éclaté la tuberculose, des maladies d’estomac et de malnutrition, qui se sont   développées dans la communauté. Avec le soutien du JRS Colombie, la situation de la communauté a été portée devant la section des droits humains de la Commission interaméricaine (IHCHR) en requérant des mesures de précaution pour la protection de cette communauté ainsi que de prêter une attention particulière aux besoins de ces indigènes.

De 2016 à mars 2018, le JRS Colombie a aussi servi environ 7000 personnes qui avaient quitté le Venezuela comme migrants de force. La plupart de ces migrants avaient un urgent besoin d’aide humanitaire en matière de santé, de médicaments, et de nourriture. Dans l’œuvre du JRS Colombie ont la priorité les femmes enceintes et allaitantes, les malades chroniques, les mineurs non accompagnés, les familles monoparentales et les personnes âgées. En outre, le JRS Colombie a également donné des conseils juridiques spécifiques sur les risques d’apatridie ou de problèmes de confirmation de nationalité. Ces problèmes légaux sont particulièrement préoccupants pour les personnes nées en Colombie de parents étrangers ayant un statut migratoire irrégulier. Finalement, beaucoup de migrants ont bénéficié de soutien psychosocial pour les aider à surmonter l’impact initial de la migration forcée et les effets qui en découlent.

Actuellement, le JRS Colombie s’occupe de dialoguer avec les autorités et les institutions humanitaires pour que soit apportée plus de visibilité à la crise humanitaire et pour encourager l’Etat colombien à s’impliquer davantage en faveur de la protection des migrants de force à travers le pays.

Pour davantage d’informations sur l’œuvre du JRS Colombie, cliquez ici





Press Contact Information
Martina Bezzini
martina.bezzini@jrs.net