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République Démocratique du Congo : « Que la communauté internationale ne dise pas qu’elle ne savait pas. Nous la prendrons à témoin… »
06 juillet 2007

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Nicolas Clemesac, responsable du plaidoyer pour le JRS Grands Lacs.

Après le Nord-Kivu, le Sud-Kivu est gagné par l'instabilité: dans la nuit du 26 au 27 mai 2007, les villages de Nyalubuze et de Muhungu ont été le théâtre d'un massacre effroyable. 18 personnes ont été tuées à l'arme blanche « dans leur sommeil », 27 ont été blessées et 18 autres enlevées. L'attaque aurait été perpétrée par des rebelles hutus rwandais appartenant au Front Démocratique de Libération du Rwanda (FDLR) et aux « Rastas ».

Le lendemain, dans la nuit du 27 au 28 mai 2007, « huit personnes habillées en uniforme (militaire) et une neuvième en tenue civile ont attaqué le village de Cidaho, dans la chefferie de Kabare. Ils ont enlevé sept personnes et ont grièvement blessé une femme à coups de couteaux », déclare à l'AFP l'administrateur de Kabare, Jean-Marie Limange. Des combattants hutus rwandais sont soupçonnés d'avoir été les auteurs de cette agression, la population les ayant entendu parler le kinyarwanda (langue parlée au Rwanda).

Dans un message adressé à l'ambassadeur de France, M. Bernard Prévost, l'archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo dénonce les risques d'une nouvelle guerre au Sud-Kivu. Il compare la situation actuelle à celle qui prévalait juste avant le déclenchement de la guerre par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD, mouvement soutenu par le Rwanda) en 1998. D'après lui, de nombreux combattants en provenance du Rwanda sont en train de se déployer au Sud-Kivu et s'infiltrent par les points frontaliers de la rivière Ruzizi, d'Uvira, de Nyangezi et de Kaza-Roho à Cahi Bukavu. Un article du « Potentiel » en date du 30 mai 2007 signale lui aussi des infiltrations de combattants dans les hauts plateaux de Minembwe: un ressortissant burundais aurait été arrêté et amené le 26 mai devant le gouverneur de la Province. Il aurait été contacté à Bujumbura (Burundi) dans son club de sport pour participer à une compétition sous-régionale à Uvira, au Sud-Kivu. Une fois arrivé sur le territoire congolais, il aurait été conduit avec deux autres Burundais dans les hauts plateaux sous la menace d'armes. Il aurait réussi à s'échapper et serait tombé dans les mains des éléments de la 10ème région militaire.

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